AIDE HUMAINE

La personne déficiente visuelle peut mettre en place certaines stratégies, et/ou adapter son environnement pour faciliter les actes du quotidien.

Toutefois, dans certains cas, l’aide d’une tierce personne peut être nécessaire pour limiter l’effort permanent, la fatigue, la perte de temps, les risques de heurts, etc. Sa présence, ses actes peuvent participer à la compensation du handicap.

DÉFINITION de « L’aide HUMAINE »

Est appelée « Aide Humaine », une personne de l’entourage proche (famille, voisins, amis, collègues, etc.) ou un aidant professionnel (aide soignant, auxiliaire de vie, aide ménagère, etc.) qui va intervenir en partie pour compenser une situation de handicap rencontrée par la personne.

  • aide concrète et matérielle : guider, couper la viande, lire, accompagner aux courses…
  • attitude aidante de l’entourage, au-delà d’un aspect très pratique : être attentif à respecter la place de chaque chose, être vigilant au rangement des chaussures et sacs dans l’entrée ou les couloirs sont autant de comportements qui vont prendre en compte les besoins de la personne déficiente visuelle et limiter les situations de handicap dans son environnement.

On peut parler d’une adaptation du comportement de la tierce personne qui doit porter une attention particulière à l’autre.

VIGILANCE

Chacun de nous fonctionne avec ses propres habitudes, dans son environnement personnel. Ainsi, toute personne souhaitant apporter son aide doit nécessairement prendre en compte les besoins de la personne aidée :

  • En respectant sa demande
  • En tenant compte de ses habitudes de vie
  • En respectant son fonctionnement, son organisation, ses préférences
  • Avec l’accord de la personne déficiente visuelle.

A défaut de cela, l’ « aide humaine » apportée peut au contraire empêcher la personne déficiente visuelle de réaliser certaines activités quotidiennes par elle-même, perdant ainsi son degré d’autonomie. Par soucis de vouloir bien faire, il se peut parfois que l’attitude de « sur-protection » envers son conjoint, aîné ou enfant déficient visuel, limite sa participation dans le quotidien : « Ne pas faire à la place de  » est le maitre mot.

COMMENT FAIRE ?

  • Accompagnement par la tierce personne pour faire les courses (se repérer dans un magasin, identifier les produits dans les rayons, payer, etc.), pour le ménage, pour lire des documents, etc.
  • Attention portée par l’entourage direct de la personne déficiente visuelle afin d’éviter de la mettre en difficulté : ranger les chaises sous la table, fermer les portes, respecter la place de chaque chose, le laisser ranger lui-même ses achats, ses vêtements afin de les retrouver plus facilement seul, etc.

Il est important d’échanger au quotidien sur les ressentis et le vécu de chacun, afin d’éviter les quiproquos, les incompréhensions sources de tensions ou de mal-être.

Dans certaines situations, il est utile que chacun comprenne les besoins de l’autre, l’impact du handicap sur l’équilibre et les relations. Une prise de conscience, des échanges et du temps sont nécessaires, voire l’intervention d’un professionnel ressource (médecin, psychologue, rééducateur, etc.), pour redonner une place et une autonomie à chacun.

OÙ TROUVER « l’aide HUMAINE »?

Qui apporte une aide humaine ?

  • un membre de la famille ou une personne de l’entourage direct (nommé « aidant familial »)
  • un professionnel salarié (femme de ménage, aide soignante,…)
  • un service de professionnels spécialisés
  • une personne bénévole

Comment y accéder ? Quelles aides financières ?

  • prise en charge financière partielle, au titre du handicap ou encore de l’âge
    Prendre contact auprès :

    • d’un assistant social de secteur pour accompagner les démarches administratives
    • d’un CLIC (Centre Local d’Information et de Coordination – Public âgé)
    • de la MDPH (Maison Départementale des Personnes handicapées),
    • des financeurs institutionnels (conseils généraux, mairies, sécurité sociale…)
    • ou financeurs privés (mutuelles…)
  • Les associations peuvent aussi être interpellées, souvent intervenant à titre bénévolat.
  • Des services sanitaires ou sociaux peuvent être sollicités pour accompagner la personne et les aidants à domicile (SAVS – Service d’Accompagnement à la Vie Sociale, SAMSAH – Service d’Accompagnement Médico-Social auprès des Adultes Handicapés, etc…).